L’entre deux guerres

1921 : La prise de participation dans la S.A. des Hauts-Fourneaux et Aciérie de Steinfort lui permet de s’approvisionner aux minières d’Esch, d’Obercorn et à la S.A. des Mines de Fer de Ronchonvillers.


1927 : Deuxième fusion. La S.A. Athus-Grivegnée fusionne avec la S.A. des Aciéries d’Angleur et des Charbonnages Belges. Cette nouvelle société prend le nom de S.A. d’Angleur-Athus.

 

1928 : Un 5ème haut-fourneau est érigé

 

Après une crise économique relativement importante, la situation s’améliore nettement en 1932. Alors qu’à l’intérieur du pays, le chômage atteint des chiffres records – en 1934, 400 000 familles sont touchées- à Athus, d’autres records sont battus, ceux de production, tant aux hauts fourneaux qu’à l’aciérie ou aux laminoirs.

Les années précédant la seconde guerre mondiale sont marquées par la prolifération des mouvements sociaux. Les syndicats ont largement eu le temps de s’organiser et constituent désormais des interlocuteurs représentatifs.

Deuxième guerre mondiale

Lors de la seconde guerre mondiale, les directeurs décident de garder l’usine en fonction dans un but économique et social. En effet,  ils estiment devoir contribuer à procurer les moyens d’existence à leurs ouvriers, de les conserver sur place dans leurs occupations habituelles, au milieu de leurs familles. Les dirigeants ont voulu prendre part à l’effort tenté par l’économie belge d’assurer la vie du pays en lui fournissant les moyens d’échange indispensable à la l’importation de vivres. Au milieu de la guerre, les   Allemands s’approprient les usines sidérurgiques pour leur fournir l’acier, ce fut le cas pour Athus.

La société Angleur-Athus est en faillite à la fin de la guerre. Cockerill reprend la société à son compte.

L’usine à son apogée

1945 : La S.A. Angleur-Athus fusionne avec la S.A. John Cockerill

 

 

1950 : L’usine modernisée produit 358.000 tonnes d’acier et se voit dotée d’un moulin à scories.

 

1954 : Construction d’un complexe à production d’oxygène.

 

1955 : L’Usine d’Athus entre dans la nouvelle Société Cockerill-Ougrée suite à la fusion de la S.A. John Cockerill, Ferblatil et Ougrée-Marihaye.

Transformation de la charge des hauts-fourneaux, renouvellement de la grue de coulée à l’aciérie et électrification de la cage à billettes.

 

Pendant les années 50, l’usine atteint des records tant aux niveaux productions que du nombre d’ouvriers employés à Athus. Cockerill investit énormément à Athus, l’activité va entraîner une arrivée massive de travailleur dans la cité se qui provoque une explosion démographique dans la région.

 

Athus n’échappe aux grandes grèves de 1955 et 1961. En ces années où la croissance semble ne pas devoir s’arrêter, les organisations syndicales réclament du patronat une redistribution plus équitable des bénéfices.

 

1960 : Cockerill acquiert pour son usine du sud la licence exclusive de fabrication et de vente d’acier Tor pour la Belgique, le Luxembourg et la République du Congo. Ce procédé permet la production d’acier d’armature pour béton armé. Le train 300 est aussitôt spécialisé pour le laminage de ronds pourvus de deux rainures longitudinales complétées par des saillies obliques pour améliorer l’adhérence. Les barres sont ensuite tordues à froid. Il faut donc prolonger le train de laminoirs par des équipements de torsadage des ronds à béton.